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Harcèlement au lycée : à qui en parler ?
Lorsque l’on est harcelé, de nombreux sentiments nous envahissent : la honte de se sentir impuissant, de ne pas savoir quoi faire. On a peur, on se sent seul et rejeté du groupe. Il est donc important de se libérer en en parlant à quelqu’un en qui on a confiance.
Cela peut être dans un premier temps à un(e) ami(e) à qui l’on peut se confier sans craindre d’être jugé et qui peut nous conseiller sur la façon d’agir. Malheureusement, les copains peuvent écouter mais sont souvent dans l’incapacité d’intervenir, soit parce qu’ils ne sont pas dans le même établissement, soit parce qu’ils ont peur des représailles et d’être à leur tour pris pour cible parce qu’ils ont osé s’opposer aux agresseurs qui peuvent être leaders.
Parler seulement à un ami du même âge ne permettra pas à coup sûr de mettre un terme à une situation de harcèlement. Il peut être difficile de se confier à un adulte parce que l’on pense que l’on ne va pas être compris, entendu ou cru. On peut avoir peur d’être traité de balance et de voir les choses empirer. Il est en tous cas important de signaler les actes dont on est victime à un adulte de l’établissement scolaire qui se doit de vous protéger, en sa qualité d’éducateur. Cela peut être un surveillant, le professeur principal ou un autre enseignant, l’infirmière scolaire, l’assistante sociale, le principal...
Pour être plus à l’aise et éviter d’être vu par les autres élèves, vous pouvez demander un rendez-vous individuel. Essayez d’être précis dans les faits que vous rapportez : dites depuis quand cela dure, datez les faits, précisez la nature des actes dont vous êtes victimes (des insultes, des moqueries, des coups…), quand et où ils ont lieu. Tous ces détails donneront du poids à vos paroles. Cela vous permettra également de vous préparer à cet entretien. N’hésitez pas à tout écrire avant l’entretien et à lire ce que vous voulez dire : cela pourra vous aider à ne rien oublier.
Si c’est difficile de s’adresser directement à quelqu’un de l’établissement, il est toujours possible d’alerter les parents qui rentreront eux-mêmes en contact avec l’équipe. Et puis, se confier à ses parents soulage. Il est de leur ressort de protéger leurs enfants et de les accompagner dans des moments difficiles. Leur présence sera également indispensable, si vous êtes mineurs, pour vous rendre au commissariat et dénoncer les faits dont vous êtes victimes en portant plainte. En effet, si les choses n’évoluent pas malgré l’alerte donnée à l’établissement scolaire ou si les agressions ont lieu à l’extérieur (dans le bus, sur le trajet…), on peut envisager de faire intervenir la loi.
Porter plainte peut être une décision compliquée à prendre et que l’on peut préparer avec son entourage ou avec un professionnel de Jeunes Violences Ecoute (0 808 807 700), juriste et/ou psychologue. Cette ligne téléphonique vous offre un espace de parole où vous pourrez exprimer vos difficultés à faire des démarches, votre souffrance et ce, en tout anonymat.
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