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Entretien avec Marie-Claude DENTAN
Marie-Claude Dentan partage son temps entre les soins apportés à ses patients, la recherche, l’enseignement et l’écriture.
Qu’est-ce qu’un événement traumatique ?
On parle plutôt d’« événement potentiellement traumatique ». C’est un événement qui peut se révéler ou non traumatique, pour ceux qui vivent l’événement, en fonction de la violence du choc, de la surprise et de l’émotion ressentie… LIRE LA SUITE...
A quoi reconnaît-on qu’une personne a subi un traumatisme ?
D’abord au fait qu’elle a vécu un événement potentiellement traumatique. On en a fait la liste non exhaustive tout à l’heure. On a peu évoqué les attentats, les explosions dans les moyens de transport par exemple… LIRE LA SUITE
Y a-t-il d’autres phénomènes ?
Oui, cela peut être ce que l’on appelle des idées, des scènes intrusives en plein milieu de la journée. Vous avez l’impression que ça revient. Par exemple, vous avez été agressé par un individu, vous avez cru mourir… LIRE LA SUITE
Comment faire lorsque les personnes qui ont vécu un événement traumatique disent qu’elles veulent surtout ne rien faire, ne pas voir de soignant, seulement oublier ?
Ah ! Oui, bien sur... C’est tellement douloureux… Vouloir oublier montre bien qu’ils aimeraient que ce soit déjà passé... LIRE LA SUITE
Pourquoi dites-vous que le soignant ne peut pas faire grand-chose par rapport à la culpabilité ?
Il ne peut rien dire là-dessus. Il faut qu’il amène petit à petit la personne à s’exprimer elle-même et, si l’on peut dire à mettre un doute dans sa certitude d’être coupable, de manière à ce que la personne reprenne confiance en elle-même… LIRE LA SUITE
Et en ce qui concerne l’entourage plus proche ?
Pour les jeunes, l’entourage c’est la famille, les enseignants, les camarades. Chez les jeunes, surtout les enfants, l’événement potentiellement traumatique est vécu différemment en fonction de l’attitude des adultes… LIRE LA SUITE
Vous ne pensez donc pas que la remise en route de la parole puisse se faire avec n’importe qui, du moment que c’est quelqu’un de bienveillant ?
Ah ! Non ! Si on veut vraiment que la personne guérisse, il faut qu’elle s’adresse à quelqu’un qui a le « pouvoir » de la guérison, qui s’acquiert par le savoir et l’expérience. « L’amour ne suffit pas », dit Bettelheim… LIRE LA SUITE
Est-ce qu’on pourrait considérer que c’est pour cela aussi que la société a du mal à entendre les victimes ?
Exactement. Je pense aussi que la société n’aime pas les victimes, parce que ça l’oblige à se mettre en situation de réparation… LIRE LA SUITE






