Quand les mots font mal : que faire ? Comment réagir ?

 

Les personnes de votre entourage ou même des inconnus peuvent intentionnellement ou accidentellement vous blesser avec des mots. Etre passif face à cette violence verbale peut être difficile car vous pourrez être vexé, désarçonné et être tenté de répondre par la violence. Face à cette violence qui ne laisse pas de traces sur le corps mais qui peut faire aussi mal que les coups, vous n’êtes pas obligé de souffrir en silence. Il y a des attitudes que vous pouvez adopter et des démarches à faire.

 

Quelques attitudes à adopter :

 

  • Garder son calme : quand on est critiqué, insulté ou injurié, il est important d’essayer de garder son calme, de maîtriser ses émotions et de ne pas répondre par la même violence. Vous pouvez continuer à être respectueux et poli si ce n’est pas pour l’autre, faites-le pour vous-même.
  • Chercher ce qui se cache derrière l’insulte : une personne stressée ou en colère peut proférer des insultes ou des critiques. Souvent la critique ou l’insulte ne s’adresse pas à vous, c’est une manière pour la personne de se « décharger ». Et si une autre personne était à votre place, c’est elle qui aurait probablement essuyé les insultes. Prenez du recul et demandez-vous d’où vient cette agressivité.
  • Comprendre le but de « l’agresseur » : une personne peut chercher à vous faire mal ou à vous déstabiliser volontairement par des propos blessants. Peut-être a-t-elle voulu impressionner le reste du groupe ? Ou vous faire une blague qui a été trop loin ?
  • Dédramatiser : se faire insulter gratuitement par quelqu’un dans la rue, dans les transports, au lycée… ça peut arriver à tout le monde. Ça vous est déjà arrivé et ça peut vous arriver  encore car on ne peut pas contrôler la réaction des gens qu’on côtoie. Il est important de pouvoir envisager que ce n’est pas de votre faute si ces gens sont incorrects.    
                                                                                                                                             
  • Désamorcer : en posant des questions directes par exemple : demander à la personne ce qu’elle veut dire par ces mots violents ? Est-ce qu’elle a besoin d’être aussi violent pour s’exprimer ? Est ce qu’elle aurait apprécié qu’on lui parle de la même manière ? Vous pouvez aussi désamorcer par l’humour. Cela permet de montrer à votre agresseur qu’il n’a pas atteint son but.
  • Poser des limites : si votre agresseur est une personne que vous voyez régulièrement, il est important de lui préciser votre limite de tolérance pour éviter que cela se répète. Il s’agit  de trouver un moment pour discuter ensemble au calme et lui faire part de ce que vous n’avez pas apprécié dans votre relation.   

 

Quelques démarches à faire :

Si votre agresseur est une personne de votre entourage (par exemple, un camarade de classe), que son comportement ne change pas mais que vous avez tenté de faire évoluer la situation, il est important d’essayer de faire certaines démarches pour ne pas rester seul face à cette difficulté.

  • En parler à ses parents : Vous pouvez en parler avec vos parents. Cela vous permet de vous confier à des personnes de confiance afin d’être accompagné et soutenu dans vos démarches. Leur rôle est d’être responsable du bien-être de leur enfant.
  • En parler à un professionnel de l’établissement : Si les faits se sont déroulés dans votre établissement, vous pouvez en parler par exemple à l’infirmière, à un surveillant, au CPE, à un professeur… Cela peut permettre dans un premier temps d’avoir une médiation avec votre agresseur et qu’il soit éventuellement sanctionné par la suite.
  • Porter plainte : La violence verbale tout comme la violence physique est prévue et réprimée par la loi. Si toutes ces démarches n’ont pas fait cesser les violences verbales que vous subissez, vous pouvez déposer plainte. Pour cela, vous devez vous adresser aux services de police ou de gendarmerie ou écrire directement au procureur de la République de votre département pour dénoncer les faits dont vous êtes victime.

 

Consultez notre fiche « violences verbales : que dit la loi ?»

Consultez notre fiche « violences physiques : que dit la loi ?»