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La colère est mauvaise conseillère
Pour les Chrétiens, la colère est un des sept péchés capitaux. Pour les Bouddhistes, les trois sources principales du malheur humain sont l’ignorance, l’avidité et la colère.
Quand on est en colère, il est difficile de prendre de bonnes décisions. La colère nous monte à la tête. On devient rouge… de colère. Ça chauffe. Il est souvent nécessaire d’attendre que la température redescende pour régler « à froid » une situation ou prendre une décision. On peut s’en remettre à la nuit qui porte conseil. Pour ensuite y voir plus clair.
Si le sens commun affirme que la colère est mauvaise conseillère, le langage courant parle également de “saintes colères”. Alors mauvaise ou bonne conseillère, la colère ?
La colère peut envahir et empêcher une autre émotion douloureuse souvent inconsciente de refaire surface. Derrière une grosse colère peut se cacher un sentiment d’humiliation par exemple. Et bien souvent celui sur lequel se défoule le colérique n’est en fait pas le vrai destinataire de la colère.
Dans ce cas, la colère vient faire barrage à des émotions plus profondes. Pouvoir exprimer ce qui nous a mis en colère soulage, apaise et permet d’avoir accès à cette émotion cachée. Cela peut passer par les larmes.
La colère peut aussi être la manifestation de la puissance d’un désir face à une force qui s’y oppose.
Ainsi il existe deux formes de colère : la colère-refus, qui transforme le refus de ressentir en haine de l’autre ; et la « sainte » colère qui n’est pas fondé sur le refus mais sur l’affirmation d’un désir face à un obstacle.






