La Fugue

 

AVOIR ENVIE DE FUGUER...

 

Quelquefois, on n'arrive pas à exprimer ce qu'on ressent. Le malaise devient une souffrance qui s'accumule, grandit et finit par étouffer.

Si, en famille, l'ambiance est trop répressive, trop intolérante ou quand, au cœur des conflits familiaux, on a du mal à trouver sa place.

Si on se sent seul dans un environnement hostile, quand il y a un réel danger à rester chez soi, ou que l’on ressent un mal être indicible et qu'il faut apprendre à vivre avec...

Comment dire à quel point on va mal ?

La fugue, c'est la fuite devant une incapacité à vivre avec ses difficultés. Comme si en claquant la porte on allait laisser derrière soi et s’échapper.

En soi, l'idée de partir pour aller voir ailleurs n'est pas dramatique. Pourtant, c'est déjà agir... au lieu de parler.

Vous pensez en effet qu’un « ailleurs » serait mieux. Vous avez l’illusion que vous laisserez tous vos problèmes derrière vous…vous fuyez votre ombre…cela ne règlera en rien votre situation mais ne fera que vous mettre en danger.

Si vous vous sentez vraiment mal ou si vous êtes révolté, vous pensez à vous en aller pour un temps ou plus définitivement, à partir loin, sans bien savoir où vous atterrirez... Vous vous exposez à des dangers réels...

Le fugueur est une proie rêvée pour des personnes indélicates à l'affût de personnes isolées, sans refuge et donc vulnérables.

Si vous n'arrivez pas à parler en famille, pensez aux professionnels présents dans votre établissement scolaire (professeur de sport, professeur principal, surveillant, infirmière, assistante sociale, CPE…), aux lieux d'accueil pour les jeunes ( Points Accueil Ecoute Jeunes PAEJ et Points Ecoute Jeunes PEJ ), à tout adulte de confiance.

Petit à petit, par le dialogue et la parole, vous analyserez mieux votre situation. Il faut déjà la comprendre pour pouvoir réagir et trouver une autre solution que celle de fuguer.

Quand la souffrance s’exprime, la vie avec soi-même et avec les autres peut être envisagée autrement.

 

Comment réagir ?