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GHB ou Drogue du violeur
QU’EST-CE QUE C’EST ?
Depuis quelques années, un produit appelé GHB ( de son vrai nom gamma-hydroxybutyrate ) ou « drogue du violeur » est utilisé afin de commettre un délit et/ou un crime.
En effet, cette substance, au départ utilisée comme anesthésiant a été peu à peu détournée de son usage médical. Depuis 1999, le GHB est inscrit sur la liste des stupéfiants et sa consommation est illicite en dehors de son usage de médicament.
Cette drogue peut entraîner une somnolence, un état proche de l’ivresse avec une levée importante de l’inhibition et une impression de bien-être, une perte des repères de temps pouvant aller jusqu’à une amnésie partielle.
Dans la majorité des cas, ce sont des femmes qui sont victimes.
N’ayant pas d’odeur et de goût détectables, le GHB se dissout facilement. La femme boit son verre sans méfiance. Ses effets sont très rapides (entre 15 et 20 minutes ) et durent plus ou moins longtemps en fonction de la dose absorbée.
Après la prise du GHB, la personne est incapable d’exprimer son absence de consentement et peut être victime d’attouchements voire de rapports sexuels forcés. Or, les attouchements et les rapports sexuels contraints sont qualifiés d’agressions sexuelles ou de viol en cas de pénétration et sont gravement punis par la loi.
Les personnes victimes ne se souviennent pas du tout de ce qui s’est passé. Il est souvent impossible de détecter l’utilisation du produit au-delà d’un certain temps car ses traces disparaissent dans l’organisme dans un délai pouvant varié de 12 à 48 heures. La difficulté provient de la possibilité à apporter la preuve de la prise de GHB contre son gré.
Cette drogue peut entraîner une somnolence, un état proche de l’ivresse avec une levée importante de l’inhibition et une impression de bien-être, une perte des repères de temps pouvant aller jusqu’à une amnésie partielle.
Dans la majorité des cas, ce sont des femmes qui sont victimes.
N’ayant pas d’odeur et de goût détectables, le GHB se dissout facilement. La femme boit son verre sans méfiance. Ses effets sont très rapides (entre 15 et 20 minutes ) et durent plus ou moins longtemps en fonction de la dose absorbée.
Après la prise du GHB, la personne est incapable d’exprimer son absence de consentement et peut être victime d’attouchements voire de rapports sexuels forcés. Or, les attouchements et les rapports sexuels contraints sont qualifiés d’agressions sexuelles ou de viol en cas de pénétration et sont gravement punis par la loi.
Les personnes victimes ne se souviennent pas du tout de ce qui s’est passé. Il est souvent impossible de détecter l’utilisation du produit au-delà d’un certain temps car ses traces disparaissent dans l’organisme dans un délai pouvant varié de 12 à 48 heures. La difficulté provient de la possibilité à apporter la preuve de la prise de GHB contre son gré.
QUE DIT LA LOI ?
La « soumission chimique » est définie comme étant l'administration de substances psychoactives à l'insu d'une victime, à des fins délictuelles (vol, violences, agressions sexuelles) ou criminelles (viol), et constitue une circonstance aggravante de l'infraction* ; il convient de préciser qu'elle implique un acte de préméditation de la part de l'auteur.
En effet, le GHB diminuant, voire rendant impossible, toute résistance physique ou psychique de la victime, celle-ci est alors incapable d'exprimer son consentement, de se souvenir de ce qui lui est arrivé et rencontre beaucoup de difficultés à apporter la preuve de l'infraction dont elle a fait l'objet.
Cependant, une Circulaire DHOS/0 2/DGS n°2002-626 du 24 décembre 2002 relative à la prise en charge dans les établissements de santé autorisés à exercer une activité d'accueil et de traitement des urgences, de personnes victimes de l'administration à leur insu de produits psychoactifs, a sensibilisé les Services de Police et de Gendarmerie à ce sujet.
De ce fait, « toute personne appréhendée errant sur la voie publique, présentant des troubles du comportement à type de confusion, désorientation, amnésie, doit être conduite sans délai pour évaluation médicale et prise en charge dans un service d’accueil et de traitement d’urgence, ou dans une unité de proximité d’accueil, de traitement et d’orientation des urgences, éventuellement saisonnière.
Cependant, une Circulaire DHOS/0 2/DGS n°2002-626 du 24 décembre 2002 relative à la prise en charge dans les établissements de santé autorisés à exercer une activité d'accueil et de traitement des urgences, de personnes victimes de l'administration à leur insu de produits psychoactifs, a sensibilisé les Services de Police et de Gendarmerie à ce sujet.
De ce fait, « toute personne appréhendée errant sur la voie publique, présentant des troubles du comportement à type de confusion, désorientation, amnésie, doit être conduite sans délai pour évaluation médicale et prise en charge dans un service d’accueil et de traitement d’urgence, ou dans une unité de proximité d’accueil, de traitement et d’orientation des urgences, éventuellement saisonnière.
Un dépistage toxicologique sera alors effectué sur la victime, ainsi qu'un prélèvement de cheveux car au-delà de 48 heures, la consommation de GHB n'est détectable que dans le cuir chevelu puisqu'il y laisse des résidus durant un mois.
* (Articles 311-1 ; 222-7 et suivants ; 222-23 ; 222-27 du Code Pénal).






