Racket
Que faire ?
Puni par la loi, le racket n'est pas à prendre à la légère.
En tant que représentants légaux de l'enfant mineur, les parents doivent l'accompagner dans les démarches juridiques.
L'enfant mineur ne peut porter plainte seul pour des faits dont il a été victime.
De manière générale, toute modification du comportement du jeune (anxiété, baisse des notes scolaires, retards répétitifs...) peut signifier qu'il vit une situation de racket.
Il est important de prendre le temps d'écouter le jeune et de ne pas le brusquer ni d'essayer de résoudre le problème dans la précipitation.
Il est aussi préférable que les parents et les responsables de l'établissement scolaire ou de la classe se rencontrent pour se concerter et décider de la meilleure démarche à suivre.
Ils devront veiller à ce que le jeune reprenne confiance en lui et qu'il ne soit pas mis en difficulté devant ses pairs voire ses agresseurs.
Si la gravité du racket l'impose, il est possible de porter plainte dans un commissariat de police ou auprès de la gendarmerie.
S'il y a crainte de représailles, la loi autorise les victimes qui portent plainte à se domicilier au commissariat.
Le racketteur risque 7 ans d'emprisonnement et 100 000 euros d'amende.
A qui en parler ?
Parler est pourtant le premier pas vers la fin d'un calvaire.
De fait, le racketteur prend souvent peur, une fois son méfait révélé au grand jour.
Mais il est difficile de faire comprendre à celui qui subit un racket que le plus lâche est celui qui fait violence et non le contraire.
Le racket implique en effet une perte de repères. La victime se sent coupable et s'afflige de tous les maux. Elle perd toute confiance en elle-même.
Rétablir les repères, poser les limites, mettre des mots sur la violence subie et exercée, aident à sortir de cet engrenage infernal.
C'est le rôle des adultes (parents, enseignants, policiers...) de rappeler tout cela. Si un jeune n'a pas su se défendre contre une première tentative de racket, s'il laisse cette violence s'installer, il ne peut plus mettre fin à cette souffrance sans l'aide des adultes.
Il importe également de signaler ces faits au chef d'établissement lorsque le racket a été commis à l'école ou dans ses alentours.
En effet, le chef d'établissement, en sa qualité de fonctionnaire, se doit d'avertir les autorités judiciaires des faits délictueux dont il a connaissance dans l'exercice de ses fonctions.
Il se doit également de prévenir les autorités académiques.







