Violences sexuelles

Que faire ?

Crime ou délit, les infractions de nature sexuelle sont particulièrement graves et traumatisantes pour le jeune qui en est victime et pour sa famille.

Solliciter l’intervention d’un tiers et trouver un soutien juridique et psychologique est fondamental. En plus des risques pour la santé physique et psychologique de la victime, les éventuelles séquelles d’une telle agression doivent être constatées médicalement, notamment pour constituer des éléments de preuves utiles à une démarche en justice. En premier lieu, et avant toute autre démarche, la première priorité est donc d’aller à l’hôpital et de porter plainte.
Les victimes d'agressions sexuelles soufrent souvent d'un fort sentiment de culpabilité. Les jeunes, notamment, semblent plus vulnérables et se sentent coupables quand bien même ils sont soutenus par leurs proches.

C'est important de dire que la victime n'est pas responsable. Il est indispensable de porter une attention particulière à la jeune victime, de l'écouter et de la laisser s'exprimer librement.

La vulnérabilité de votre adolescent est accrue par ce qu'il a subi. En tant que parent, votre rôle sera de l'accompagner en le protégeant, en lui offrant une présence rassurante, et en le soutenant dans ses démarches.

A qui en parler ?

L'adulte peut aider l'adolescent à ne pas s'enfermer dans le mutisme et devient ainsi un relais essentiel.


Il est très difficile pour les victimes de violences sexuelles de parler de ce qu'elles ont subi. D'ailleurs, lorsqu'elles appellent Jeunes Violences Écoute pour parler d'une agression sexuelle dont elles ont été victimes, les jeunes filles demandent souvent à parler à une femme. Certaines ont attendu longtemps avant de parler.

Dans le milieu scolaire, l'infirmière, l'éducateur, le professeur auquel on fait confiance peut aussi devenir le dépositaire d'un secret jusque-là trop bien gardé. Souvent la victime se sent moins seule après avoir été écoutée, sans être jugée.


Mais le professionnel de l'éducation n'est qu'un relais et cette confidence qu'il recueille lui permet d'orienter le jeune vers d'autres professionnels qui, selon la violence subie, pourront l'accompagner dans les démarches qu'il aura à faire. Parfois il s'agit de porter plainte, parfois de rencontrer un médecin ou un centre de planification lorsqu'il y a risque de grossesse non désirée ou de contamination.


Souvent, cette violence nécessitera de parler avec d'autres adultes, plus proches, tels ses parents ou des amis. Mais la première confidence auprès d'un adulte aura libéré la parole.


Evoquer et traiter un tel sujet dans la famille est difficile. Néanmoins, il faut le faire pour briser la loi du silence. Il est très recommandé de contacter un psychologue ou un juriste sur Jeunes Violences Ecoute pour préparer ce moment difficile.


Un travail à long terme avec un professionnel de la santé mentale peut aider la jeune victime, notamment pour combattre le sentiment de culpabilité.

Vous pouvez demander une orientation en appelant Jeunes Violences Ecoute.