Racket

On définit le racket (l'extorsion) par le fait d'obtenir par la violence, par des menaces de violences ou par la contrainte, la remise de fonds, de valeurs ou d'un bien quelconque, une signature, un engagement ou une renonciation ou encore la révélation d'un secret (article 312.1 du Code Pénal).

Le racket est donc le fait d’obtenir quelque chose sans le consentement du détenteur de ce bien. Il se produit le plus souvent de façon répétée et organisée par un individu ou un groupe d’individus.

Le racket a souvent lieu au sein des établissements scolaires ou dans leurs alentours. Les victimes sont plus particulièrement les élèves.

A la différence d'un vol, lors d’un racket, c'est la victime elle-même qui remet, sous la contrainte, un bien à l'auteur du délit. Ce comportement constitue non seulement une faute (qui peut conduire jusqu'à l'exclusion définitive du collège ou du lycée), mais aussi une infraction pénale.

 

Que dit la loi ?

 Le racket étant considéré comme de l'extorsion, la sanction prévoit :

  • jusqu'à 7 ans d'emprisonnement et de 100 000 euros d'amende s'il n'y a pas eu de violence et si la victime n'était pas particulièrement faible.
  • jusqu'à 10 ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende si le racket s'est accompagné de violences graves (certificat médical à l’appui) ou si le racket a été accompli sur une personne vulnérable. Par exemple, si la victime est un élève en classe de 6ème et que la personne qui a fait le racket est en terminale, on peut considérer que la victime est une « personne particulièrement vulnérable ».
  • Quand les violences sont graves, l’emprisonnement peut aller de 15 à 30 ans et 150 000 euros d’amende, notamment si le racket a été commis en bande organisée et avec une arme.

 

Que faire et à qui en parler ?

La loi punit les auteurs de racket. Encore faut-il qu’il y ait eu plainte contre eux… Les élèves qui sont victimes de tels actes doivent mettre tout en œuvre pour faire cesser le racket et pour cela, il faut souvent se faire aider et accompagner. En effet, la peur domine et parler peut être ressenti comme à de la délation.

Il peut être nécessaire d'en parler à un adulte de confiance. Le propre du racketteur, c’est de menacer de représailles et d’intimider afin d’obtenir le silence pour agir tranquillement. C’est justement cette loi du silence qu’il faut pouvoir briser.

Si le racket se passe dans le collège, le lycée ou à ses abords, il est important d’en informer l'administration de l'établissement scolaire (CPE, Chef d'Etablissement, un professeur).

Certains jeunes, pour ne pas se faire prendre, « pratiquent » le racket dans les transports en commun, et pensent qu'ils ne peuvent pas faire l'objet de poursuites. Mais, dans la mesure où le racket est une infraction pénale, il est important de porter plainte à la gendarmerie ou au commissariat afin que l'auteur des faits soit convoqué et éventuellement poursuivi.

Puni par la loi, le racket n'est pas à prendre à la légère. Il peut être utile d’en parler d’abord de façon anonyme au téléphone sur Jeunes Violences Ecoute au 0 808 807 700. Des psychologues et des juristes vous écoutent et répondent à vos questions tous les jours de 8h à 23h.