Monter sur ses grands chevaux

S'emporter,  se mettre en colère et parler avec  prétention.

Autrefois, quand les hommes  partaient à la guerre à cheval, ils utilisaient les "chevaux de bataille" appelés "destriers" (car les chevaliers les conduisaient de la main droite). Ces chevaux étaient très hauts et forts, si bien que l’on dominait mieux son adversaire. De la fougue et l'ardeur nécessaires pour partir ainsi en guerre, il nous est resté, au figuré, cette expression où la fougue est devenue celle de celui qui s'emporte.

C’est depuis le XVIe siècle que l’on dit d’une personne qu’elle "monte sur ses grands chevaux" lorsqu’elle s’emporte et devient parfois agressive lorsqu’elle tente de défendre son point de vue.

On trouve également l’origine suivante :  au XVIe siècle, des souliers à talons hauts furent appelés « grands chevaux ». Par analogie, à la cour de Lunéville (« le Versailles lorrain »), quatre anciennes familles de rang élevé, les Lenoncourt, de Châtelet, de Ligniville et de Haraucourt, portèrent le titre de « Grands Chevaux de Lorraine ». La prétention des autres familles, désignées « Petits Chevaux », à rejoindre les quatre grands donna naissance à l'expression.