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Droit des victimes dans la procédure pénale
Il peut s’agir :
- d’un crime : homicide volontaire, vol à main armée, viol, actes de terrorisme...
- d’un délit : vol, escroquerie, violences, homicide involontaire, harcèlement sexuel ou moral...
- d’une contravention : tapage nocturne, insultes non publiques, dégradations légères...
Le préjudice peut-être :
- physique ou psychique : blessures et de manière générale toute atteinte à la santé ou à l’intégrité physique ou mentale d’une personne.
- d’agrément : il s’agit des dommages résultant de la privation de certaines satisfactions de la vie courante (ex: l'impossibilité de continuer une activité sportive ou un loisir etc.).
- moral : le préjudice moral recouvre des préjudices non économiques et non matériels, attachés à la personne humaine. Il peut correspondre à la douleur liée à la perte d’un être cher, par exemple.
- matériel : ce sont les dégâts et dégradations matériels consécutifs à l’infraction, par exemple un véhicule brûlé, des meubles dégradés, des vêtements volés etc.
Il s’agit de la période pendant laquelle la victime est dans l’incapacité d’effectuer les actes de la vie courante. Elle ne correspond en aucun cas à un arrêt de travail (il est donc possible de déterminer une ITT pour un enfant, une personne âgée ou un chômeur).
NB / À ne pas confondre avec l’IPP (Incapacité Permanente Partielle). Il s’agit de l’invalidité (physique ou psychologique) dont reste atteinte la victime. Elle n’est évaluable qu’après la date de consolidation, qui est la date fixée par les médecins experts, à partir de laquelle il n’y a plus d’aggravation ou d’amélioration possible de l’état de la victime.
Pensez à préserver toutes les preuves attestant de votre dommage :
En cas de préjudice corporel ou d'agrément, fournissez tous certificats ou attestations médicaux décrivant avec précision vos blessures, une incapacité de travail, les traces physiques d'une agression etc.
En cas de préjudice moral, fournissez toutes attestations de praticiens (médecins, psychologues etc.) que vous auriez consultés attestant des troubles et de l'importance du traumatisme subi.
En cas de préjudice matériel, conservez toutes traces écrites attestant de votre dommage et des frais éventuels entraînés par les détériorations matérielles (contrats en cas de perte d’un revenu, factures, constats, devis, etc.).
Vos droits
- Les associations et services d'aide aux victimes
Conventionnées par les cours d'appel qui participent à leur financement et au développement de leurs activités, elles accomplissent gratuitement leur mission.
Afin d'être orienté vers l'association la plus proche de votre domicile, vous pouvez appeler le 08 842 846 37 ouvert 7 jours sur 7 de 9h à 21h (coût d'en appel local) ou demander leurs coordonnées auprès du Tribunal de Grande Instance, du commissariat de police ou de la brigade de gendarmerie les plus proches de chez vous.
- L’avocat
Dans le cadre d’un procès, il peut vous assister et vous représenter.
Comment choisir un avocat ?
Vous pouvez également vous procurer la liste des avocats exerçant près de chez vous auprès de l’ordre des avocats du Tribunal de Grande Instance dont dépend votre domicile, en consultant le site du conseil national des barreaux (www.cnb.avocat.fr rubrique « Vie des barreaux ») ou auprès des maisons de l'avocat.
- L’aide juridictionnelle
De manière générale, cette condition n'est pas exigée lorsque :
- vous êtes victime majeure, mineure ou ayant droit d'une victime d’un des crimes les plus graves (meurtre, actes de torture ou de barbarie, viol et viol aggravé, acte de terrorisme et violences habituelles sur une personne vulnérable ayant entraîné sa mort, sa mutilation ou son infirmité)
- vous touchez le revenu minimum d’insertion (RMI), l’allocation du fonds national de solidarité (FNS) ou l’allocation d’insertion. Dans ce cas, vous n’avez pas à remplir la déclaration de ressources, mais vous devez joindre à votre demande le justificatif de votre situation.






