Violences psychologiques


La violence psychologique est un abus de pouvoir et de contrôle d'une personne sur une autre. Cela s'exprime par des mots ou des attitudes (paroles blessantes, insultes, menaces, moqueries, bousculades, indifférence, dans l'objectif de faire peur...) et qui sont vécues comme traumatisantes par la victime.


La violence psychologique peut s'accompagner d'autres formes de mauvais traitements (violences physiques, violences verbales...), et ce de manière répétée. Par exemple, le harcèlement se caractérise par des attaques incessantes dans le but de nuire à la personne consciemment.


Les comportements suivants sont généralement reconnus comme des formes de violence psychologique :

  • Rejet de la personne - ignorer sa présence ou sa valeur; lui faire comprendre qu'elle est inutile ou inférieure; dévaloriser ses idées et ses sentiments.
  • Isolement - réduire les contacts; restreindre la liberté de mouvement.
  • Dévalorisation – insulter, ridiculiser, parodier ou infantiliser; se comporter d'une manière qui porte atteinte à l'identité, à la dignité et à la confiance en soi.
  • Terroriser la personne - lui inspirer un sentiment de terreur ou de peur extrême ; la contraindre par l'intimidation ; la placer dans un milieu inapproprié ou dangereux, ou menacer de l'y placer.
  • Menacer d'abandon, de violences graves, de mort...

L'auteur de violences psychologiques peut aller jusqu'à menacer sa victime d'une éventuelle agression et lui intimer l'ordre de n'en parler à personne sous peine de représailles.


Cette pression qui laisse présager à la victime que l'agression peut intervenir à n'importe quel moment maintient la personne dans un état d'angoisse paralysante. Des sentiments de peur et d'insécurité peuvent conduire à se réfugier dans le silence. Il est donc important pour la victime de parler, afin que la violence psychologique ne se renforce et ne s'aggrave.


Afin de renforcer la lutte contre les violences faites aux femmes, le législateur a crée en 2010 un délit de « violence psychologique au sein du couple ».
Cette nouvelle loi a permis de pénaliser la violence psychologique, et donc de l’inscrire dans le code pénal avec des peines sévères : trois ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende pour toute personne auteur de violences psychologiques sur son conjoint.

Les menaces d'atteintes aux personnes (menacer de commettre un crime ou un délit sur quelqu'un) si elles sont matérialisées par un écrit ou autre sont punies par des peines allant de 6 mois d'emprisonnement et de 7500 euros d'amende à 3 ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende s'il s'agit d'une menace de mort. Les peines sont réduites de moitié pour les moins de 18 ans.
Les menaces d'atteinte aux biens, si elles sont matérialisées par un écrit ou autre, sont punies par des amendes allant jusqu'à 750 euros.