
Autres articles
Autres catégories
Violences à bas bruit
Chahut ou violence ? Comment débusquer l'invisible.
"L'adulte se doit d'intervenir lorsque le jeune est pris dans le cercle vicieux de l'exclusion ", explique un psychologue de Jeunes Violences Écoute. Le service de la vie scolaire est bien placé pour repérer cet adolescent qui reste trop souvent dans son coin. En classe, un professeur peut s'interroger sur ce jeune qui adopte une attitude renfermée et trop silencieuse pendant ses cours.
Il est très délicat pour l'adulte d'intervenir. Le faire ouvertement peut aggraver la situation du jeune déjà stigmatisé par le groupe. Il vaut mieux le prendre à part pour l'aider à s'exprimer sur la manière dont il vit une telle situation. A l'adulte de sentir s'il doit intervenir ou non : le jeune peut-il rattraper seul la situation ou a-t-il besoin de l'aide d'un autre professionnel ( CPE, psychologue, espace de parole tel Jeunes Violences Écoute ) pour faire le point ?
S'il ne faut pas dramatiser le chahut des cours de récré, il ne faut pas non plus sous-estimer la violence qu'il peut engendrer sur ceux qui en deviennent les boucs-émissaires. Si l'adulte a l'intuition de cette difficulté, il ne doit pas hésiter à intervenir.
" En réagissant à temps, dit Marie, CPE dans un lycée, nous pouvons éviter l'absentéisme voire la déscolarisation d'un jeune encore trop fragile pour gérer l'apprentissage de la vie en groupe ".






