
Les garçons sont forts en maths, les filles sont fortes en français
Les garçons auraient la bosse des maths et les filles celle du français ? Moins logiques, moins d’esprit pratique, moins fortes en maths les filles ? Il n’en est rien. Selon une étude américaine, les filles sont aussi à l’aise avec les équations et autres théorèmes que les garçons. Des chercheurs américains affirment, après avoir comparé les résultats scolaires de 7 millions d'élèves de 2005 à 2007, qu'aucune différence n'existe entre les filles et les garçons en mathématiques. Même constat auprès des étudiants de très hauts niveaux en mathématiques. CQFD !
Selon le ministère de l'éducation, si les filles réussissent en moyenne mieux leurs parcours scolaires que les garçons, elles restent encore très minoritaires dans les filières scientifiques et industrielles. En effet, 80 % de filles composent les effectifs des filières littéraires et 95 % dans la série médico-sociale, délaissée par les garçons. Dans le domaine de la production, les filières sont de même quasi exclusivement masculines.
La persistance des préjugés et des stéréotypes jouent probablement un rôle dans ces choix de filières puis au niveau de l’insertion professionnelle. Pas facile de se projeter dans un métier quand on a très peu de modèles auxquels s’identifier?
Ces modèles on peut les trouver dans l’Histoire. Or ce n’est que depuis les années 1970 que l’on découvre l’histoire des femmes riche, foisonnante, mettant en lumière les différents rôles des femmes. Certaines ont été particulièrement actives. Femmes artistes, femmes politiques, révolutionnaires... Des modèles à intégrer dans les manuels d’Histoire.
Les représentations véhiculées par la société ont un impact réel sur les jeunes enfants et sur leur perception de leurs propres capacités. Selon plusieurs enquêtes, les filles manqueraient de confiance en elles. Alors que les garçons auraient tendance à se surestimer, les filles, elles se sous-estimeraient. Elles ont besoin d’encouragements de la part des parents et des professeurs.
La Commission européenne a demandé à tous les Etats membres de mener des actions visant à supprimer les stéréotypes masculins et féminins au sein du système éducatif.
Selon un rapport américain publié en 2006 (The National Academies Press) " les études sur la structure et le fonctionnement du cerveau, l'influence des hormones et l'évolution de l'espèce humaine, ne montrent pas de différences significatives entre les sexes dans les aptitudes cognitives qui pourraient expliquer la sous représentation des femmes dans les professions scientifiques (...) Cette situation est le résultat de facteurs individuels, sociaux et culturels ".






