Définition : alcool

Le mot « alcool » vient du latin alchimique alko(ho)l - « substance produite par distillation totale » - lui-même issu de l’arabe al khôl - «la chose subtile». Cette curieuse filiation s’explique par le fait que les premiers alambics, mis au point par les Arabes autour du IIIème siècle, servaient à fabriquer le fard à paupières connu sous le nom de « khôl ». Le même nom ensuite échu au vin obtenu lors des premières distillations alcooliques.


Le principal usage du terme « alcool » fait référence à l’alcool éthylique (ou « éthanol »), liquide incolore, volatil, inflammable, obtenu par fermentation ou distillation de végétaux riches en sucre. Toutes les boissons alcoolisées en contiennent.

 

« Un alcool » désigne une boisson alcoolique forte, (eau-de-vie, liqueur, spiritueux…).

 

Le terme « alcool » a une acception plus vaste en chimie où il renvoie à une famille chimique. L’éthanol en fait partie mais elle compte également des composés organiques utilisés en particulier dans l’industrie.


L’alcool agit sur les différentes parties du corps.
Il ralentit l'activité de certaines zones du cerveau et de la moelle épinière proportionnellement à sa concentration dans le sang. Il influence la perception, l’attention et la capacité de réaction (diminution de la vigilance et des réflexes). Il modifie les émotions et le comportement et agit sur les fonctions physiologiques élémentaires comme la régulation de la température du corps et la respiration. Produit psychoactif et addictif, il favorise l'apparition d’une dépendance en augmentant la disponibilité à la dopamine.


A faibles doses, l’alcool se comporte comme un sédatif entraînant une détente, une euphorie, une levée des inhibitions, un endormissement. A doses fortes ou moyennes mais répétées, le buveur devient alcoolique avec de graves conséquences pour sa santé physique (cirrhose du foie, cancers, maladies cardiovasculaires…), pour sa santé psychique et pour sa vie sociale.


Chaque boisson alcoolisée est un mélange complexe de molécules d’alcool éthylique et d’autres composants qui lui donnent son goût et son arôme. Selon le code de la santé publique, une boisson est considérée comme « alcoolisée » lorsqu’elle contient plus de 1,2° (soit 1,2 % en volume) d’alcool.


Pour une même quantité de liquide, les alcools dits « forts » contiennent plus d’alcool que des boissons comme le vin ou la bière. Leur toxicité est cependant comparable puisque les doses servies ne sont souvent pas les mêmes. Une dose standard de 4 cl de whisky (40° d’alcool) et un verre de 12 cl de vin (12,5° d’alcool) contiennent la même quantité d’alcool pur, soit 12 g. Cela correspond à une "unité alcool" ou "verre standard".


Après avoir été consommé, l’alcool commence immédiatement à passer dans le sang, par la muqueuse buccale et par l’œsophage d’abord puis par l’estomac et enfin par l’intestin. Dans certaines circonstances, l’alcool sera plus vite absorbé dans le sang.


L’alcool se diffuse ensuite dans tout le corps, parle sang, avant d’être éliminé petit à petit.


Une petite partie (10 % environ) est éliminée directement par les reins, la peau et les poumons, c’est-à-dire dans l’urine, la sueur et l’air expiré.


Mais la majeure partie de l’alcool est d’abord transformée par le foie, grâce à l’action de plusieurs enzymes. En moyenne, le corps élimine de 0,1 à 0,15 %o par heure.


Nous ne sommes pas tous égaux devant l’alcool. Ses effets varient d’une personne à l’autre. En règle générale, les femmes supportent moins bien l’alcool que les hommes, à poids égal et à quantité égale d’alcool consommé. Cela s’explique par le fait que le corps des femmes contient en moyenne moins d’eau que celui des hommes. L’alcool se dilue donc dans une quantité de liquide moins importante. De plus, en général les enzymes qui permettent l’élimination de l’alcool sont présents en moindre quantité chez les femmes que chez les hommes.


L’immaturité du métabolisme à l’adolescence implique également une fragilité plus grande des jeunes face à la consommation d’alcool, qui peut entraver les processus de développement.


Chez la femme enceinte, l’alcool passe directement du placenta dans le sang de l’embryon ou du fœtus qui n’est pas capable de métaboliser l’alcool comme l’organisme d’un adulte.
Il peut donc entraîner des troubles du développement des cellules et des organes.


Chez les mères qui allaitent, l’alcool passe dans le lait aussi vite que dans le sang et presque dans les mêmes quantités. Même une quantité infime d’alcool peut avoir des effets négatifs pour le bébé. On sait que les effets négatifs de l’alcool commencent dès qu’un bébé a bu du lait contenant 30mg d’alcool par décilitre (0.03 %). Le foie très immature d’un nourrisson rend la métabolisation de l’alcool très difficile. Un bébé de trois mois met deux fois plus de temps à éliminer l’alcool qu’un adulte.


Certains médicaments et certaines maladies peuvent amplifier les effets de l’alcool.


D’un point de vue nutritionnel, l’alcool apporte 70 calories pour 10 grammes. La consommation d’alcool augmente le stockage du sucre et des graisses.

 



Prévention Santé


Prévention Alcool à l'école en Suisse

 

Petit Robert de la Langue Française

 

Liens vers les autres définitions du dossier :



Alcoolémie


Ivresse alcoolique


Coma éthylique