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Enquêtes alcool
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Enquête Espad 2007 (European school survey on alcohol ans other drugs).
Elle est menée tous les 4 ans dans 35 pays européens auprès d'élèves âgés de 16 ans.
L'étude est, en France, sous la responsabilité de l'OFDT (Observatoire français des drogues et des toxicomanies) et de l'Inserm (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale).
2800 élèves de 202 établissements français ont été interrogés par ces organismes.
L'étude européenne de l'Espad montre que la consommation régulière d'alcool chez les adolescents a augmenté en 2007 alors que celle du tabac et du cannabis a diminué. Les adolescents de 16 ans sont plus nombreux à boire régulièrement de l'alcool.
L'étude relève plusieurs disparités :
- 13% des jeunes de 16 ans disent consommer régulièrement de l'alcool (au moins 10 fois par mois) contre 7% en 2003. Une tendance deux fois plus forte chez les garçons que chez les filles.
- La consommation d'alcool dans les autres tranches d'âges de la population a tendance, au contraire, à diminuer.
- Moins d'un adolescent sur dix déclare n'avoir jamais pris ni alcool, ni tabac, ni cannabis.
- 76% des jeunes déclarent n'avoir aucune consommation régulière d'alcool, de tabac ou de cannabis.
- 39% des élèves disent avoir bu 5 verres ou plus en une seule occasion au cours des 30 derniers jours.
- Les boissons les plus populaires sont le champagne, les bières et les alcools forts.
- L'ivresse reste à un niveau stable depuis 1999.
Vous pouvez retrouver l’intégralité de l’étude :
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Etude VAMM1 : étude évaluative sur les relations entre violence et alcool (Septembre 2008)
(Laurent BEGUE, Pr, Institut Universitaire de France / Université Pierre Mendès-France, Grenoble et le groupe VAMM : Philippe Arvers, Baptiste Subra, Véronique Bricout, Claudine Pérez-Diaz, Sebastian Roché, Joël Swendsen, Michel Zorman.)
Alcool, violences et délinquance :
- 40% des sujets ayant participé à une bagarre dans un lieu public avaient consommé de l’alcool dans les deux heures qui précédaient. La quantité d’alcool consommée en une occasion constituait l’un des prédicteurs statistiques les plus importants de la participation à des bagarres (avec le sexe, l’âge, le niveau d’étude et l’agressivité chronique).
- 25% des auteurs d’agressions ayant eu lieu hors de la famille avaient consommé de l’alcool dans les deux heures qui précédaient. La quantité d’alcool consommée en une occasion était l’un des meilleurs prédicteurs statistiques de ces agressions (avec le sexe, l’âge, le nombre de frères et sœurs (chez les femmes seulement), la crainte de perdre son emploi (chez les personnes de plus de 42-65 ans seulement), l’agressivité chronique, et une faible hypomanie (trouble de l’humeur caractérisé par une activité exagérée précédant une phase dépressive).
- 35% des auteurs d’agressions dans la famille avaient consommé de l’alcool dans les deux heures qui précédaient. Contrairement à d’autres enquêtes internationales, aucun lien significatif n’a été observé entre l’alcoolisation habituelle et les violences dans la famille (qui sont davantage le fait des hommes, et des personnes aux tendances agressives chroniques ayant un faible autocontrôle). Il se pourrait que cette absence de relation résulte du très faible nombre de violences intrafamiliales enregistrées dans notre enquête.
En ce qui concerne d’autres formes de délinquance, 32% des destructions intentionnelles avaient été précédées d’une consommation d’alcool. Concernant les vols, de l’alcool avait été consommé dans 20% des cas.
Pour consulter le PDF de cette enquête :
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Enquête IREB – Communication du 5 février 2009 – « Les jeunes et l’alcool aujourd’hui »
Cette enquête sur les jeunes et l’alcool réalisée par l’IREB (Institut de Recherches Scientifiques sur les Boissons) est la cinquième de ce type.
Cette nouvelle enquête diffère des quatre précédentes par son échantillon étendu aux jeunes de 21 à 24 ans.
Elle conserve toutefois le même objectif : celui de constituer un outil d’analyse pour mieux cerner les attitudes et comportements spécifiques des jeunes à l’égard des boissons alcoolisées.
Le terrain de l’enquête a été réalisé en novembre 2007 auprès de 1 815 jeunes âgés de 13 à 24 ans.
Les résultats ont été dépouillés et analysés sous la direction scientifique de Marie Choquet, Directeur de recherche à l’Inserm et Présidente du comité scientifique de l’IREB, et de Laure Com-Ruelle, Directeur de recherche à l’IRDES (Institut de recherche et documentation en économie de la santé) et Membre du comité scientifique de l’IREB.
Les résultats de cette enquête IREB montre que les jeunes Français de 13 à 24 ans ont une relation majoritairement sage avec l'alcool et que la famille joue un rôle important vis-à-vis du risque des consommations abusives. L'enquête ne montre pas d'évolution majeure au cours de ces dernières années.
- Un jeune de 13-24 ans sur cinq déclare n’avoir jamais bu d’alcool durant sa vie. Un sur quatre déclare en avoir bu au cours des douze derniers mois et moins d’un sur deux (42 %) au cours des trente derniers jours. Parmi les consommateurs, un sur cinq (22 %) consomme moins d’une fois par mois, un sur deux (46 %) moins de dix fois dans le mois et un sur huit (12 %) dix fois ou plus dans le mois écoulé.
- Les filles sont un peu plus nombreuses que les garçons à ne pas consommer ou à consommer peu (moins d’une fois par mois). Les garçons sont nettement plus nombreux à consommer plus régulièrement (17 % des garçons consomment dix fois ou plus par mois contre 7 % des filles).
- 4,5 % des moins de 18 ans consomment dix fois ou plus par mois contre 26 % des 18 ans ou plus. Pour les filles aussi, la différence est nette entre les 13-15 ans et les 16 ans ou plus : 75 % des plus jeunes consomment moins d’une fois par mois. La consommation au rythme de dix fois ou plus par mois est globalement bien plus rare pour les filles que pour les garçons, même si elle augmente aussi avec l’âge (1,6 % parmi les « mineures », 11 % parmi les « majeures »).
- Les niveaux de consommation globale moyenne d’alcool par mois restent relativement modestes chez les mineurs de 13 à 17 ans. Toutefois, les garçons atteignent 16,6 verres standards par mois contre 3,9 pour les filles du même âge. Les garçons majeurs consomment trois fois plus que les mineurs (55,3 verres standards par mois à 18-24 ans) et les filles majeures cinq fois plus que les mineures (19,9 verres standards par mois).
- Près d’un jeune sur deux entre 13 et 24 ans (45 %) n’a jamais été ivre durant sa vie et un sur six (15 %) l’a été seulement une à deux fois. Au total, 60 % ont donc une expérience nulle ou exceptionnelle de l’ivresse. Mais 1 jeune sur 10 a été ivre 40 fois ou plus durant leur vie.
- 11 % des garçons et 17 % des filles concernées déclarent avoir été ivres après avoir bu moins de cinq verres. Parmi ceux qui ont été ivres, un tiers avait l’intention de l’être lors de leur dernière ivresse et un sur cinq a bu le plus possible d’affilée, soit un comportement assimilable au « binge drinking ».
- L’abus concerne environ un garçon sur 6 et une fille sur 12 ; le risque d’être dépendant concerne un garçon sur 17 et une fille sur 50. La consommation à risque (abus ou dépendance) est donc deux fois plus importante parmi les garçons que parmi les filles.
- Quand on parle de l’alcoolisation des jeunes, il est souvent question de leurs ivresses. On peut penser en effet que la consommation se termine majoritairement dans la perte de contrôle, voire dans la « cuite ». En réalité, la juxtaposition de la répartition (au cours des 30 derniers jours) de la consommation et celle des ivresses met en évidence un net écart entre les deux phénomènes.
Pour consulter le dossier d’informations :






