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Les différents types de handicap
La classification suivante distingue les grands types de déficiences à l’origine des handicaps mentaux ou physiques. Elle correspond à la perception du handicap par les personnes concernées et leur entourage.
Handicaps " mentaux "
- Les déficiences intellectuelles
Par déficience intellectuelle, on entend une limitation significative, persistante et durable des capacités intellectuelles d’une personne par rapport aux personnes du même âge, évaluée par des tests.
- Les déficiences psychiques
Elles concernent les troubles du fonctionnement de l'appareil psychique et influent donc principalement sur les sphères de la vie relationnelle, de la communication, du comportement... Les distinguer des déficiences intellectuelles permet de rendre compte des situations spécifiques de handicaps vécues notamment par les personnes atteintes de maladies mentales évoluant au long cours, et qui relèvent donc à la fois de soins psychiatriques et d'un accompagnement spécifique visant à atténuer les effets invalidants de ce type de déficience ( schizophrénie, autisme, troubles obsessionnels compulsifs TOC…).
Handicaps physiques
- Les déficiences motrices
La déficience motrice se traduit par une perte de la capacité du corps ou d’une partie du corps à se mouvoir. Les différentes déficiences motrices constituent un ensemble hétérogène que l’on peut classer en cinq catégories selon la nature de l’atteinte : origine cérébrale (infirmité motrice cérébrale, accidents vasculaires cérébraux…), origine médullaire (tétraplégie, paraplégie…), origine neuromusculaire (myopathies…), origine d’ostéo-articulaire (polyarthrite rhumatoïde, scoliose…), origine neurodégénérative (sclérose en plaques, maladie de Parkinson…). Elles représentent l'image du handicap dans l'imaginaire collectif (pictogramme symbolisant le handicap : personne en fauteuil roulant).
- Les déficiences visuelles
La déficience visuelle est définie par deux critères toujours évalués à partir du meilleur œil après correction : la mesure de l’acuité visuelle (aptitude d’un œil à apprécier les détails) et l’état du champ visuel (étendue de l’espace qu’un œil immobile peut embrasser. Champ qui s’étend du simple verre correcteur à la cécité complète.
- Les déficiences auditives
Le terme « surdité » est employé pour toute baisse de l’audition quelle que soit son importance. Cependant, le handicap engendré par une surdité est très différent s’il s’agit d’une surdité légère touchant une seule oreille ou d’une surdité profonde touchant les deux oreilles. On peut caractériser la surdité selon qu’elle est uni ou bilatérale, que l’atteinte se situe au niveau de l’appareil de transmission ou de l’appareil de perception, que la perte concerne les fréquences graves, moyennes ou aigües et surtout en fonction de l’importance de la perte auditive.
- Les maladies invalidantes
Toutes les maladies respiratoires, digestives, parasitaires, infectieuses : diabète, hémophilie, sida, cancer, hyperthyroïdie… Elles peuvent entraîner des déficiences ou des contraintes plus ou moins importantes. Elles peuvent être momentanées, permanentes ou évolutives.
Polyhandicap, pluri-handicap, sur-handicap
- Le polyhandicap
Il s'agit de l'association de déficiences motrice et intellectuelle sévères associées éventuellement à d'autres déficiences, et entraînant une restriction extrême de l'autonomie. Il a reçu une définition formelle en France dans un texte réglementaire organisant le type correspondant d'établissements pour enfants.
- Le pluri-handicap
Il peut être défini par l'association de plusieurs déficiences ayant approximativement le même degré de gravité. Ceci empêchant de déterminer une déficience principale et posant des problèmes particuliers de prise en charge, car les capacités restantes ne permettent pas toujours d'utiliser les moyens de compensations habituels.
- Le sur-handicap
Il est généralement compris comme l'aggravation d'un handicap existant par les difficultés relationnelles qu'il provoque. Par exemple, des déficiences psychiques et/ou intellectuelles s’ajoutant aux déficiences d'origine (intellectuelles ou sensorielles).
A déficience identique, les incapacités, restrictions d'activité et de participation qui en résultent sont très variables selon les individus et le contexte dans lequel ils évoluent. Il faut donc se garder d'imaginer qu'un regroupement par déficience permet d'envisager les difficultés et les solutions de manière homogène.
Le traumatisme crânien
Le traumatisme crânien grave (la plupart des personnes sont âgées de moins de 30 ans) est un handicap souvent invisible, insuffisamment pris en charge et mal connu du grand public.
Tout choc à la tête peut provoquer un traumatisme crânien qui se traduit par des lésions cérébrales multiples et variées (selon le point d’impact et la nature du choc) et souvent par un coma. Les séquelles de traumatismes crâniens graves sont souvent multiples : motrices, troubles sensoriels, déficits neuropsychologiques, troubles du comportement, troubles de l’attention, de la mémoire et de l’orientation.






