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Harcèlement et nouvelles technologies
Depuis quelques années, les nouvelles technologies complexifient le phénomène du harcèlement. En effet, l'utilisation du téléphone portable, d'internet, des chats, permettent une diffusion très rapide de rumeurs diffamatoires à un plus large public, se propageant très rapidement au sein d'un établissement scolaire, voire à l'extérieur, dépassant ainsi le cercle de la classe.
On parle alors de cyberbullying ou de cyber intimidation (SMS d'injures ou de menaces, appels silencieux, commentaires sur des blogs...).
Le happy slapping (que l'on peut traduire par « joyeuse baffe ») ou vidéo lynchage consiste, quant à lui, à filmer un jeune en train de prendre des coups, souvent par le biais d'un téléphone portable, pour diffusion sur le net. Cette mise en images de scène de violence et d'humiliation que la victime peut retrouver ensuite sur la toile, le confronte directement, lui donne la vision de ce qu'elle a vécu, de ses réactions ou plutôt de son incapacité à réagir. Cela peut être destructeur pour la victime. Elle ne peut nier les faits, faire comme si cela n'avait pas existé. La preuve est là.
Ces échanges ayant parfois lieu en dehors des établissements scolaires, les responsables pensent ne rien pouvoir faire même s'il est prouvé que les jeunes impliqués sont tous scolarisés dans le même établissement.
Un jeune fait part, sur le forum de Jeunes Violences Ecoute, d'insultes et de menaces par e-mails de certains camarades : « [...] A ce jour, le chef d'établissement dit qu'il ne peut rien faire, car les menaces et insultes ont été envoyées depuis l'extérieur de l'école et pas devant un personnel administratif de l'école [...]».
Contrairement aux idées reçues, le harceleur ne choisit pas sa victime uniquement pour sa fragilité mais également parce que les conditions sont réunies pour l'isoler et écarter l'autre ou les autres. Il n'y a semble-t-il pas de profil type du bouc émissaire.
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