Définition : conduites à risques

Les conduites à risque désignent un répertoire de comportements très différents les uns des autres avec une mise en danger plus ou moins volontaire de soi : consommation de substances psycho-actives, licites ou illicites, fugues (et toutes leurs errances), délinquance, violences, anorexie, boulimie, atteintes au corps par certaines marques corporelles (scarifications), pratique des sports extrêmes, comportements dangereux sur la route (pratiques du roller accroché à des voitures...), rapports sexuels non protégés, , conduites ordaliques (vers lien vers définition) et suicidaires,... Tous les spécialistes ne classent pas forcément tous ces comportements dans les conduites à risque.


Les conduites à risques représentent le moyen d’exprimer une souffrance, de se sentir exister et de faire passer un message. Elles se définissent comme un engagement délibéré et répétitif dans des situations dangereuses : ce qui est recherché c’est le frisson. Certaines conduites font partie de l’adolescence. D’autres témoignent parfois d’une plus grande souffrance, d’un malaise.


La majorité des adolescents en restera au stade de l'expérimentation. D’autres, moins nombreux, s'engageront dans des répétitions ou des pratiques qui les conduiront vers l'excès. Le jeune qui se met en danger de manière répétée demande à ce que des limites viennent de l’extérieur. Une conduite à risque qui se répète est souvent un appel lancé à l’adulte.


« Les conduites à risque sont des activités répétées de prise de risque qui correspondent à une recherche de plaisir concomitante du soulagement d'un malaise intérieur. Elles se présentent sous des formes diverses qui sont déterminées par les identités sexués, les contextes sociaux, les histoires de vie et les états psychopathologiques : violences itératives, scarifications multiples, conduites suicidaires, troubles des conduites alimentaires, addictions.» (Adolescents et conduites à risque – Prévention et écoute – ASH Editions – Sous la direction de P. DESSEZ / H. de la VAISSIERE – p. 86)