Définition – Que dit la loi : L'homophobie

L’homophobie est une discrimination, c’est-à-dire une attitude, une action ou une loi qui vise à distinguer un groupe humain d’un autre à son désavantage. Il y a différentes formes de discriminations : par rapport au sexe (le sexisme), par rapport à la couleur de peau (le racisme), et par rapport à l'orientation sexuelle (l'homophobie).

Dans toute société, ce qui paraît comme différent " étrange " ou " étranger " fait peur. Face à cela, il existe des mouvements cherchant à créer des boucs-émissaires. Le bouc-émissaire endosse un comportement que le groupe social refuse d’assumer.

La xénophobie (peur de ce qui est étranger), le racisme vont dans le même sens que l’homophobie. On juge alors quelqu’un sans le connaître à partir d’un seul de ces traits (couleur de la peau, orientation sexuelle…) à partir de présupposés... Or une personne ne se résume pas à un seul trait de sa vie. On ne peut pas décrire quelqu’un uniquement par sa sexualité ni penser le connaître juste par cela.

L’homophobie se traduit par des réactions, avouées ou non, de rejet, d’exclusion ou de violences (verbales, écrites, physiques, dégradations de bien) à l’encontre des homosexuel-le-s ou des personnes supposées l’être. Dans les injures homophobes par exemple, on ne parle pas d’un individu mais de l’image qu’on a de lui.

L’homophobie peut avoir des conséquences physiques, psychologiques, et sociales très graves pour les personnes qui en sont victimes (angoisse, peur d’être de nouveau agressé, repli sur soi, isolement, mal-être, suicide).



Que dit la loi ?



Notre principe républicain « Liberté, Egalité, Fraternité » met en avant le respect de la personne humaine.

Le Code Civil (article 9) rappelle que « chacun a droit au respect de sa vie privée ».

Le Code Pénal (article 225-1) indique que « constitue une discrimination toute distinction opérée entre personnes (…) à raison de leur sexe, de leurs mœurs, de leur orientation sexuelle ». Les sanctions encourues peuvent atteindre 3 ans d’emprisonnement et 45000 euros d’amende.

Le Code du Travail interdit toute discrimination à l’égard d’un salarié en raison de son orientation sexuelle (article L 1132-1 de la nouvelle version du Code du Travail).

De plus la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité) permet notamment de punir la provocation à la haine, à la violence et à la discrimination mais aussi l’injure commise publiquement envers une personne ou un groupe de personnes en raison de leur sexe, leur orientation sexuelle ou leur handicap. Les peines maximales pour injure homophobe sont de six mois de prison et 22 500 euros d’amende.

Pour le sexisme et l'homophobie, la loi condamne tous les actes et attitudes discriminatoires à l'égard d'une personne (articles 225.1 et 225.2 du Code Pénal).

66 pays ont appelé le 18 décembre 2008 aux Nations Unies à la dépénalisation universelle de l’homosexualité. Ils condamnent « les violations des droits de l’homme fondées sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre où qu’elles soient commises, en particulier le recours à la peine de mort sur ce fondement, les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, la pratique de la torture et autres traitements ou peines cruels, inhumains et dégradants, l’arrestation ou la détention arbitraire et la privation des droits économiques, sociaux et culturels, notamment le droit à la santé ».



Où en parler ?



Pour partager ses interrogations, pour avoir des informations ou du soutien, pour sortir de l’isolement, on peut consulter un professionnel de la santé (psychologue) dans un Point Accueil Écoute Jeunes, dans un Centre Médico Psychologique.


On peut également s’adresser à une association ou une ligne téléphonique.

 

 

  • Asso Contact regroupe des associations qui aident les lesbiennes, gays, biseuxel-le-s, et en particulier les jeunes, à communiquer avec leurs parents ou leur entourage



Les lignes téléphoniques et leur site internet :



 

 

 

 

Interview Eric Verdier