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Résumé d'une étude sur la perception de l'homosexualité chez les jeunes de 13 à 18 ans
Cette étude a été réalisée en Belgique par la fédération des Centres de Planning Familial en 2007, dans la cadre d’un travail de prévention et de lutte contre l’homophobie.
L’objectif principal de cette recherche était d’étudier la représentation de l’homosexualité chez les jeunes touchés par les quinze centres de planning familial en Wallonie et à Bruxelles qui ont participé à l’étude, et de voir comment ces adolescents perçoivent l’homosexualité aujourd’hui. Les auteurs s’interrogent notamment sur les différents stéréotypes qui existent au sujet des homosexuels et leur sexualité, sur les attitudes vis-à-vis d’un entourage homosexuel ainsi que sur l’image des homosexuels dans les médias.
A l’aide d’un questionnaire composé de 32 questions, ils tentent ainsi d’aborder différentes idées reçues et de connaître la réaction des adolescents par rapport à des stéréotypes divers, notamment :
L’objectif principal de cette recherche était d’étudier la représentation de l’homosexualité chez les jeunes touchés par les quinze centres de planning familial en Wallonie et à Bruxelles qui ont participé à l’étude, et de voir comment ces adolescents perçoivent l’homosexualité aujourd’hui. Les auteurs s’interrogent notamment sur les différents stéréotypes qui existent au sujet des homosexuels et leur sexualité, sur les attitudes vis-à-vis d’un entourage homosexuel ainsi que sur l’image des homosexuels dans les médias.
A l’aide d’un questionnaire composé de 32 questions, ils tentent ainsi d’aborder différentes idées reçues et de connaître la réaction des adolescents par rapport à des stéréotypes divers, notamment :
- Des stéréotypes de genre concernant la sexualité en général ainsi que la sexualité des homosexuels
- Des conceptions du mariage homosexuel et de l’homoparentalité
- Des stéréotypes concernant la facilité et l’acceptation sociale de l’homosexualité en général
- Des idées reçues à propos d’une sexualité à risque des homosexuels et du lien présumé avec le sida.
Les questions sur les stéréotypes sont toutes formulées sous formes d’affirmations et suivies d’une échelle d’accord de quatre modalités, qui va de « Tout à fait d’accord » à « Pas du tout d’accord ».
Afin d’en apprendre plus sur les attitudes réelles d’acceptation de l’homosexualité dans un entourage proche, les auteurs ont également questionné les jeunes sur les sentiments et les attitudes qu’ils éprouveraient dans certaines situations spécifiques : Faire une sortie ou faire du sport avec une personne homosexuelle. Avoir un frère, une sœur ou un meilleur ami homosexuel(le). Voir un couple d’homosexuels qui s’embrassent dans la rue…
Enfin, ils ont voulu savoir qui, selon les jeunes, abordait le thème de l’homosexualité dans le cadre scolaire et à qui ils pensaient qu’une personne homosexuelle pourrait se confier.
Le questionnaire a été distribué à 620 jeunes de 13 à 21 ans ; 60% de filles et 40% de garçons. L’âge moyen des répondants était de 16 ans.
A part l’âge et le sexe, les auteurs ont regardé si les réponses des jeunes allaient varier en fonction de l’année et le type d’études suivi (l’enseignement professionnel, général ou technique), le type de cours de religion suivi (catholique, morale, islamique ou autre), ainsi qu’en fonction de leur orientation sexuelle.
Afin d’en apprendre plus sur les attitudes réelles d’acceptation de l’homosexualité dans un entourage proche, les auteurs ont également questionné les jeunes sur les sentiments et les attitudes qu’ils éprouveraient dans certaines situations spécifiques : Faire une sortie ou faire du sport avec une personne homosexuelle. Avoir un frère, une sœur ou un meilleur ami homosexuel(le). Voir un couple d’homosexuels qui s’embrassent dans la rue…
Enfin, ils ont voulu savoir qui, selon les jeunes, abordait le thème de l’homosexualité dans le cadre scolaire et à qui ils pensaient qu’une personne homosexuelle pourrait se confier.
Le questionnaire a été distribué à 620 jeunes de 13 à 21 ans ; 60% de filles et 40% de garçons. L’âge moyen des répondants était de 16 ans.
A part l’âge et le sexe, les auteurs ont regardé si les réponses des jeunes allaient varier en fonction de l’année et le type d’études suivi (l’enseignement professionnel, général ou technique), le type de cours de religion suivi (catholique, morale, islamique ou autre), ainsi qu’en fonction de leur orientation sexuelle.
Résultats
Tout d’abord, on peut constater que dans cet échantillon, seulement 6% des jeunes disent avoir déjà eu une attirance pour une personne du même sexe et 5% se déclarent homosexuel ou bisexuel, avec une large majorité de filles.
En ce qui concerne la mise en situation, les jeunes déclarent être plus à l’aise face à deux femmes qui s’embrassent dans la rue que face à deux hommes qui s’embrassent. Le fait d’avoir un frère ou une sœur homosexuelle n’est accepté que par un tiers de l’échantillon et ce qui met le moins à l’aise, c’est d’avoir des parents homosexuels. Les filles sont en général, plus à l’aise que les garçons.
La majorité des personnes interrogées a une attitude positive à l’idée de faire une activité ou d’avoir un meilleur ami homosexuel. On note tout de même qu’un jeune sur 3 n’accepterait pas de faire une sortie avec un homosexuel.
Encore une fois, il y a une différence importante entre les filles et les garçons : 4 filles sur 5 seraient d’accord à faire des activités avec des homosexuels alors que seulement 1 garçon sur 2 serait partant.
Si on regarde les stéréotypes de genre, on voit par exemple, que seulement 1 répondant sur 5 est d’accord avec l’idée que les lesbiennes sont masculines. En revanche, près de la moitie des jeunes est d’accord sur le fait que les gays sont efféminés.
On constate aussi qu’un peu plus de la moitié de l’échantillon pense que les rôles traditionnels se reproduisent dans un couple homosexuel. Que l’un des deux joue un rôle de l’homme et l’autre la femme.
Quant au mariage, on constate que 2 jeunes sur 3 trouvent normal que les homosexuels puissent se marier. Les filles sont plus en faveur du mariage homosexuel que les garçons.
L’homoparentalité reste pourtant un thème où les adolescents manifestent clairement leur désaccord. Un peu plus de la moitié estime en fait, que l’orientation sexuelle a une influence sur la capacité à élever un enfant. Et ce malgré le fait que cette étude se situe en Belgique et donc dans un contexte, où le mariage homosexuel et l’adoption par des couples homosexuels sont autorisés.
Contrairement aux attentes, 4 jeunes sur 5 ne sont pas d’accord avec le fait que l’homosexualité soit un simple passage de l’adolescence. Le stéréotype faisant de l’homosexualité une simple période de la vie, n’est donc pas partagé par ces adolescents.
Par ailleurs, une large majorité est d’accord concernant l’affirmation selon laquelle l’homosexualité a toujours existé et parallèlement, ils sont 4 sur 5 à penser que l’homosexualité existe ailleurs qu’en Europe.
Enfin, l’image festive de la vie homosexuelle ne semble pas être un stéréotype répandu et l’homosexualité ne semble pas non plus être considérée comme un phénomène de mode pour les jeunes interrogées car ils sont 4 sur 5 à déclarer qu’ils n’ont pas ce sentiment. Il y a également assez peu de jeunes qui pensent que le Sida est une maladie d’homosexuels. De même, le stéréotype à propos de l’image médiatique positive des homosexuels ainsi que le stéréotype selon lequel les homosexuels seraient en train de draguer tout le temps ne sont pas partagés par la majorité de l’échantillon.
En ce qui concerne les personnes à qui on dirait le plus facilement qu’on est homosexuel, plus d’1 jeune sur 2 déclare que les homosexuels parleraient à leur meilleur ami en premier lieu. 30% des jeunes citent également les amis, les frères et sœurs et les centres de planning familial.
Enfin, en ce qui concerne l’ensemble de ces résultats, les variables d’analyses ont fait sortir quelques différences intéressantes entre les adolescents de cette étude :
Pour ce qui est le type d’enseignement suivi, on voit que de façon générale, les jeunes de l’enseignement professionnel, se révèlent plus stéréotypés vis-à-vis de l’homosexualité.
Les jeunes de l’enseignement technique et du général présentent une attitude plus ouverte. En ce qui concerne les différents cours de religion suivis, on voit que les jeunes qui suivent le cours de religion catholique sont aussi tolérants que les jeunes du cours de morale.
En revanche, les jeunes du cours de religion islamique ont manifesté beaucoup plus de préjugés et de difficultés à accepter l’homosexualité comme normale. On voit par exemple, un rejet complet de pouvoir imaginer qu’un membre de la famille soit homosexuel.
Le critère de l’âge n’était pas très déterminant puisque pour certaines questions les plus jeunes, de 13 à 16 ans, se sont révélés moins stéréotypés mais pour d’autres questions, les plus âgés, de 17 à 21 ans, ont fait preuve de plus d’acceptation envers l’homosexualité.
Enfin, les filles de l’échantillon se sont révélées plus tolérantes et plus ouvertes que les garçons et cela presque pour l’ensemble des questions. Selon les résultats, les garçons refusent plus facilement de s’afficher aux côtés d’un homosexuel et d’avoir un proche homosexuel.






