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Violences à bas bruit
Chahut ou violence ? Comment débusquer l'invisible ?
Insultes et moqueries quotidiennes, claques dans le dos, bousculades incessantes puis finalement exclusion du groupe... Le chahut des cours de récré peut devenir pour un jeune une souffrance que l'adulte doit déceler et accompagner.
Se mesurer aux autres, être dans le conflit est un des passages obligés pour le jeune qui doit tester ses limites auprès de ses camarades. La plupart des jeunes trouve le courage et l'imagination pour expérimenter différentes modalités relationnelles sans pour autant devenir des victimes.
Se mesurer aux autres, être dans le conflit est un des passages obligés pour le jeune qui doit tester ses limites auprès de ses camarades. La plupart des jeunes trouve le courage et l'imagination pour expérimenter différentes modalités relationnelles sans pour autant devenir des victimes.
Mais, le jeune qui ne rentre pas dans ce " jeu ", qui n'arrive pas à participer à ce chahut, risque de devenir un bouc-émissaire. Ses relations avec le groupe changent de registre. On peut parler ici de violences.
" Je me souviens de cet élève qui ne vous regardait jamais droit dans les yeux et ne décrochait pas un mot, se souvient Paul, professeur de Français dans un lycée, les autres élèves ne manquaient pas une occasion de le bousculer à la sortie des cours. Il ne réagissait pas ".
Il est souvent difficile pour l'adulte de déceler un tel malaise. Ces violences peuvent se passer loin des regards des encadrants et il n'y a pas toujours de traces, de preuves à montrer. D'ailleurs, comment qualifier de telles agressions ? Est-ce du harcèlement, délit qui tombe sous le coup de la loi ? Du bizutage, ce chahut institutionnalisé, ou des violences physiques et verbales graves qui peuvent conduire à porter plainte ?
Le chahut n'est pas répertorié dans le code pénal, mais les faits peuvent très vite déraper et tomber sous le coup de la loi.
Le chahut n'est pas répertorié dans le code pénal, mais les faits peuvent très vite déraper et tomber sous le coup de la loi.
Lorsqu'ils appellent Jeunes Violences Écoute, peu d'adolescents parlent de prime abord du chahut dont ils sont victimes. Ils ont honte et s'en veulent de ne pas arriver à se défendre seuls. Ils préfèrent évoquer un malaise global. La première question qu'ils posent est souvent " comment apprendre à se défendre et se débrouiller pour ne plus subir, pour ne plus être soumis aux brimades et aux coups ? ". Ils veulent rendre les coups qu'ils ont reçus. Mais la revanche n'est pas la solution à leur problème.






